visite de Kim

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J’ai vécu vingt six ans auprès de Claude.
Par rapport à son histoire, qui était si riche que cela ferait un roman à soi seul, il était très pudique.
Je savais que Maurice, le père de Claude avait vécu et survécu à Rawaruschka, mais sans plus.
Jusqu’au jour où ouvrant une malle dans mon garage je suis tombée sur une pile de dossiers jaunis par le temps, qui concernait « Maurice ».
Il s’agissait de récapitulation en vue d’un dossier de retraite, de recherches et de témoignages de ses compagnons d’infortune à Rawaruschka tentant de servir de preuves et de témoignages., pour constituer le dossier.
Je suis alors entrée dans l’enfer du vécu de ses hommes.
Je garde cela en mémoire pour eux!
Des héros, entrés dans l’oubli.

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J’irai jusqu’à penser que c’est cet avantage qui ne nous est pas pardonné, et qui si longtemps et encore souvent à présent nous a valu tant d’oppression.

Je me risque Nathaly à te faire la réponse qui m’engage et n’engage que moi………….Un moment vient, je crois, où l’enfant devenu adulte devient le père de son père.
Je sais qu’il s’agit d’une rude affaire, mais tant que cela n’est pas résolu on n’en sort pas!
J’ai pu à un moment donné et dans mon esprit qui s’en est calmé, devenir la mère de ma mère, jusqu’à la comprendre, l’admirer pour ce qu’elle avait d’admirable et laisser s’en aller ce que j’avais pu resentir comme des défaillances ou des incompréhensions. Je pense que ce passage à la raison est le pur bénéfice dû à mon art qui a fini par me dispenser ma propre force d’exister, m’a donné confiance en moi, et de ne plus attribuer mes échecs aux ressentis concernant la prise en compte de mes manques affectifs depuis l’enfance.
II n’empêche cependant que j’ai toujours cherché et maintenant encore sans doute, même si je sais être dans la parfaite utopie sans jamais le trouver un homme père, sur lequel m’appuyer .
Aussi solide que puisse être un homme s’il se trouve, il demeure le fils de sa mère. Des petits oiseaux, à la fois capables de toutes les audaces et en même temps jamais guéris du nid qu’ils ont du abanndonner une fois.
« Il » a du mal à être père et mère, tandis que je le pense nous autres femmes avons cette capacité.
J’irai jusqu’à penser que c’est cet avantage qui ne nous est pas pardonné, et qui si longtemps et encore souvent à présent nous a valu tant d’oppression.

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Ce qui fait la différence en outsider art, c’est que gentiment mais sûrement, les règles se bouleversent et que cet art qui était totalement marginal, a trouvé tout un réseau international, buissonnier puis presque officialisé à présent, qui ouvre perspective à Madame ou Monsieur Des Buissons de pouvoir se faire connaître, être reconnu pourquoi pas, pourvu bien entendu qu’il ou elle ait fait preuve de talent, d’endurance, de courage, d’initiative et de pugnacité.*

Il est bien évident que je ne transigerai pas sur l’énoncé de l’intitulé -en concept- que j’ai donné à mon aventure en céramique depuis fort longtemps: soit -colossal d’art brut-ORGANuGAMME-.
On ne peut absolument pas opérer de raccourci de type colossal ni transformer colossal en « Kolossal »!
Je m’étais battue souvent pour que l’on ne transforme pas l’intitulé festival international d’art singulier à Aubagne en FIAS…..Ce qui ne voulait plus rien dire!
Pareillement j’avais pendant tout un temps voulu que mon nom danielle jacqui sur les cartons d’invitation soit augmenté de l’appellation : celle qui peint! ce n’était pas par abus ni prétention, mais parce qu’à un moment il faut aussi apprendre à EXISTER!
Je sais que je vais avoir l’air abusive!
Croyez-moi, il n’en n’est rien.
Nous sommes si facilement étouffés, nous, les artistes.
Pareillement, Il n’est pas question d’annuler et mon titre et le concept.
-ORGANuGAMME- signifie: aller au bout de son rêve. (quitte à en ….r)
Pour que le concept prenne valeur, il faut qu’il soit construit!
La montée en reconnaissance du travail d’un artiste n’a que peu d’importance en soi, puisque la première des reconnaissances est celle que l’on s’accorde à soi-même: (« être ou ne pas être….là est la question »). et que le reste est superfétatoire quant au devenir qui attend chacun d’entre nous.
Mais à contrario nous sommes un, parmi les autres et la reconnaissance des autres est importante et érigée en fait social de surcroît.
Cette reconnaissance la plupart du temps est le fait des princes, et de leurs soumissions aux marchés.
Ce qui fait la différence en outsider art, c’est que gentiment mais sûrement, les règles se bouleversent et que cet art qui était totalement marginal, a trouvé tout un réseau international, buissonnier puis presque officialisé à présent, qui ouvre perspective à Madame ou Monsieur Des Buissons de pouvoir se faire connaître, être reconnu pourquoi pas, pourvu bien entendu qu’il ou elle ait fait preuve de talent, d’endurance, de courage, d’initiative et de pugnacité.*
Madame toute simple femme depuis son village en Provence a donc travaillé huit années durant, en ne cessant jamais de défendre ce principe de sa liberté à ériger son rêve en concept.
C’est donc la chose essentielle sur laquelle elle ne saurait transiger.

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et puis il y a Marseille!

Marseille cette ville attachante, pittoresque, sublîme par ces contrastes et sa vivacité, avec ce coeur artistique placé au cours Julien entouré du dédale de toutes ces ruelles aux rideaux métalliques bariolés par les tags témoins de toutes ces présences vivantes et chaleureuses.
ET au milieu de cela des immeubles superbes que sans trop savoir, par intuition, j’associerais à l’époque Napoléon III.
On n’y croit pas tant ils sont recouverts de la lèpre noire des pollutions automobiles, et en plus souvent tagués sans qu’une distinction soit opérée, entre le possible et l’outrageant.
Des balcons sur cariatides des rampes de fer forgé des portes ornementées de sculptures, des sous gênoises balustrées architecturalement, des rocaillages en tous genres.
Quelle belle promenade nous avons faite!

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Il y aurait selon moi l’art brut de ceux qui ne savent pas dessiner mais parallèlement l’art en état d’art brut de celui qui sachant parfaitement dessiner n’a de cesse que de s’extraire de ce savoir pour trouver ses traces et qui ne fait pas de l’art pour faire de l’art, mais pour lequel l’art qui l’habite est une nécessité vitale qui l’absorbe, qu’il avale, rumine et regurgite en nous laissant pantois!

Suite à ma deuxième visite incursion dans ta maison atelier quartier des créateurs à Marseille, bonjour Hervé.
Je trouve que ton atelier-maison, est ton point le plus fort avec toute cette concentration extraordinaire que tu as généré.
C’est un Musée!
Bravo pour cette installation améliorée récente d’ailleurs.
J’associe ta démarche pleinement à l’art brut, du fait de tes séries obcessionnelles et d’une telle pugnacité que cela me laisse bouche bée.
On entre dans l’oeuvre et aussi dans le drâme et sa dramartugie, malgrè et avec ton sourire franc, tout autant que l’on se rassure devant ton accueil simple, teinté de l’émotion que tu ressens à te dévoiler, en montrant cet art des profondeurs, qui te possède. ,
Je me sens plus à l’aise quant à moi, dans ce parcours de toutes tes années de travail chez toi, en manipulant une à une (avec précaution s’entend), les immenses séries de tes différentes périodes, que si je devais les regarder accrochées sur un mur froid.
Mais c’est une perception qui m’est propre!
Il y aurait selon moi l’art brut de ceux qui ne savent pas dessiner mais parallèlement l’art en état d’art brut de celui qui sachant parfaitement dessiner n’a de cesse que de s’extraire de ce savoir pour trouver ses traces et qui ne fait pas de l’art pour faire de l’art, mais pour lequel l’art qui l’habite est une nécessité vitale qui l’absorbe, qu’il avale, rumine et regurgite en nous laissant pantois!
On ne peut pas choisir une de tes séries en la favorisant par rapport à une autre.
L’ensemble est ton tout!
Et ce TOUT exprimé sur papier ou avec papier broyé est indissociable de ton parcours de vie.
C’est une charade, en un, en deux en trois etc….qui forme le TOUT. L’univers Germien.
Ainsi est mon ressenti.
J’ai beau avoir une grande expérience artistique, en tant qu’artiste de longue durée, je ne suis pas une spécialiste et tu as besoin du regard autorisé de spécialistes et de spécialistes hautement qualifiés en art brut.
Il me semble que ta difficulté pour accéder à la reconnaissance dont tu as la plus extrême urgence à présent, provient du fait de ta modestie et de ta gêne à savoir te promouvoir.
Si la montagne ne vient pas à toi, c’est à nous d’oeuvrer pour que nous tentions de la déplacer.
Bien amicalement. Danielle

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réception ce matin d’une dizaine de personnes ce matin à la maison. Il est déjà 11h30.j’avais préparé dès ce matin un jus de tomates et basilic que je vais arroser sur des tranches de panisse frites!

j’avais préparé dès ce matin un jus de tomates et basilic que je vais arroser sur des tranches de panisse frites!

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exposition au quartier des créateurs à Marseille en automne prochain de la « modeste collection »!

Voici deux ou trois semaines que notre ami Hervé Germain que nous assistons Fred et moi, vient photographier et inventorier les oeuvres de la « modeste collection » pour la préparation de l’exposition.: DJ’spotlacsh .
afin d’en réaliser un cheminement didactique des rencontres, trouvailles et échanges au cours de mon aventure artistique qui est longue
à présent.
Qui, mieux qu’Hervé Germain serait plus qualifié à mon sens pour travailler sur une aventure au cours de laquelle, nos chemins se sont croisés souvent et en des circonstances et en des lieux justement propices à ce que nous appellerions une fois encore l’art singulier.
De par sa qualité d’artiste vrai, compétant, en prise directe avec les événements de son propre parcours comme de celui auprès desquels il a depuis des années exercé ses animations salvatrices: celles et ceux qui pouvaient être en difficulté.
.

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Au sujet de la jardinière……………

Au sujet de la jardinière……………
Il est bon de remarquer, qu’une oeuvre outsider art aussi humble soit-elle, par rapport à l’ampleur du projet dont elle est issue, prend place sur l’espace public.
Cet envahissement projeté dure depuis des mois, car rien n’est simple, ni pour l’artiste, ni pour les responsables en décision.
C’est d’ailleurs ce qui fait la difficulté pour tous les acteurs qui approchent ou envisagent autour du projet colossal d’art brut-ORGANuGAMME-.
Et c’est avec une patience réfléchie mûrement que je m’applique, en but d’obtenir un résultat, qui pourrait conduire à sauver l’oeuvre quoiqu’il en soit.
Et, je crois que cela est bien compris de tous.
« Patience et longueur de temps, font mieux que force ni que rage »!
Même si, pour faire perdurer la niaque, seule capable de faire aboutir les choses, il en faut de la force et de la rage!

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